Photo M. L.

Le maire historique de la commune annonce qu’il ne briguera pas un huitième mandat en mars 2026. Une décision qui ouvre la voie à un renouvellement générationnel dans ce village des Corbières.

À 71 ans, Serge Brunel tourne une page. Après 42 années passées à la tête de Conilhac-Corbières, l’édile a officialisé sa décision de ne pas se représenter aux prochaines élections municipales. Une annonce qui marque la fin d’une ère pour cette commune audoise où il exerce depuis 1983.

« Il faut, à un moment donné, s’interroger pour passer la main », confie-t-il avec pragmatisme. Si l’attachement à la fonction reste intact, le maire sortant invoque l’âge et la volonté de préserver sa santé pour justifier son retrait. « On n’est jamais que le locataire de la fonction. Tous les six ans, on renouvelle le bail… ou pas », philosophe-t-il.

Un mandat sans heurt majeur… vraiment ?

Serge Brunel revendique une gestion apaisée, fondée sur la concertation et la recherche du consensus. « Mon souci a été de ne pas générer de conflits, qui sont souvent une perte de temps et de sens », assure-t-il. Selon ses dires, les sept conseils municipaux successifs se sont déroulés « en bonne intelligence », sans friction notable.

Reste à savoir si cette version unanimiste résistera au test de la succession. Car si le maire sortant affirme n’avoir « aucune inquiétude particulière pour l’avenir du village » et évoque l’existence d’une « nouvelle équipe » qui se présentera « en temps utile », les contours de cette relève demeurent encore flous.

L’école, fierté républicaine

Parmi les réalisations qu’il met en avant, la construction de l’école occupe une place à part. « L’école, c’est la vitalité de la commune. C’est la République, à laquelle je suis très attaché », souligne-t-il. Une vision qu’il résume par une formule : « Si je force le trait, nous sommes les soutiers de la démocratie locale. »

Le maire sortant insiste également sur sa conception de la fonction : davantage un « rôle d’animateur d’équipe » qu’un simple gestionnaire. « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin », martèle-t-il, convaincu que l’action publique locale exige « patience, constance et convictions solides ».

Une succession à organiser

Serge Brunel quitte ses fonctions en mettant en avant le soutien de son épouse et des équipes municipales qui l’ont accompagné durant ces quatre décennies. Mais au-delà des éloges et des remerciements, une question demeure : qui prendra le relais ?

Le maire affirme qu’une équipe se présentera, sans en dire plus. Cette discrétion alimente les interrogations sur la préparation réelle de cette transition et sur l’existence d’un projet politique structuré pour poursuivre l’action municipale.

Les prochains mois permettront de savoir si cette succession tant vantée se déroulera aussi harmonieusement que le mandat qui s’achève.

Par Stéphane

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