Nolwenn Millet Pion, candidate à la mairie de Félines-Minervois. Photo: A.J.

L’aide-soignante et vigneronne annonce sa candidature aux municipales avec un projet centré sur le « vivre ensemble ». Mais au-delà des valeurs affichées, quelles réponses concrètes face aux défis du village ?

Dans ce petit village du Minervois, la succession est en marche. Nolwenn Millet Pion,
conseillère municipale depuis 2020 en charge du scolaire et du périscolaire, a officialisé sa candidature pour les municipales de mars 2026. Une décision prise après l’annonce du retrait d’Anne Cabrié et de ses colistiers, qui ne brigueront pas un nouveau mandat.

Une candidate au profil double

Le parcours de Nolwenn Millet Pion illustre bien la réalité de ces communes rurales où l’engagement local se conjugue avec une vie professionnelle déjà bien remplie. Aide-soignante à l’hôpital de Carcassonne et vigneronne, mère de trois enfants, elle revendique un attachement profond à Félines où elle est née et a grandi.

Sa liste est constituée, la parité respectée. Arnaud Ensenat, l’autre conseiller sortant souhaitant poursuivre l’aventure, a choisi de ne pas être tête de liste. « J’avoue avoir d’abord longuement hésité, mais aujourd’hui, je me sens enthousiaste », confie-t-elle.

La continuité comme ligne directrice

Le message est clair : il s’agit de « faire perdurer ce qui a été commencé depuis trois mandats ». Le « vivre ensemble » cher à Anne Cabrié reste au cœur du projet. Mais derrière cette volonté de continuité, quelles seront les vraies marges de manœuvre ?

La candidate insiste sur le travail collectif et la communication, « pas seulement par le biais des réseaux sociaux ». Une manière de rappeler que dans ces villages, les relations de proximité restent essentielles. Elle souhaite notamment mieux valoriser le travail des employés municipaux, souvent invisibles du débat public.

L’eau, la grande bataille à venir

Parmi les enjeux, Nolwenn Millet Pion identifie clairement la question de l’eau comme prioritaire. « Une bataille à mener qui va nécessiter une forte solidarité », reconnaît-elle. Dans un contexte de sécheresses récurrentes et de tensions croissantes sur la ressource hydrique, le sujet dépasse largement le cadre communal.

Son projet évoque également la sensibilisation à l’agriculture biologique, la diversification agricole, le soutien aux viticulteurs et le maintien du maraîchage local. Des orientations qui s’inscrivent dans l’air du temps, mais dont les moyens concrets restent à préciser.

Une cantine intergénérationnelle comme projet phare

L’idée qui semble lui tenir le plus à cœur ? La création d’une cantine locale et intergénérationnelle, avec des repas cuisinés sur place et l’accueil de personnes âgées. Un projet social ambitieux, mais qui soulève évidemment des questions budgétaires et organisationnelles dans une commune aux ressources limitées.

Entre janvier et février, Nolwenn Millet Pion et son équipe iront à la rencontre des Félinoises et Félinois. L’occasion de préciser ce programme qui, pour l’instant, reste encore dans les grandes lignes. Reste à savoir si d’autres candidatures émergeront d’ici mars pour proposer une alternative à cette logique de continuité.

Par Stéphane

Je m'efforce d'apporter un regard indépendant sur l'actualité de notre département, avec une sensibilité pour les enjeux politiques et citoyens.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *